Les Équilibristes

En feuilletant un magazine télé, je tombe sur le résumé d’un film des années 60 : Nathalie Wood sonne chez Steve McQueen et lui demande, tu te souviens de moi ? Il se souvient vaguement; et bien je suis enceinte. Et ces deux–là traversent New-York à la recherche d’une solution…Ce début m’a fait cogiter, transposé aujourd’hui, qu’est-ce que cela donnerait ? J’ai imaginé un gars sonnant chez un autre, tu te souviens de moi ? Heu…oui, pourquoi ? Tas le sida ? Pas toi ? Ça a été le point de départ des Équilibristes.

Anthony Doncque chez TS, qui avait produit L’Échange, s’est enthousiasmé pour le projet, et, de d’enthousiasme, il en a eu bien besoin ! Au début, tout va bien, séances de travail au premier étage du café Beaubourg (ils font un délicieux chocolat chaud, que je vous recommande (et que vous pouvez prolonger par un petit bourgogne)); puis il a commencé à envoyer le scénario aux commissions de financement des courts-métrages. On est tombés de l’échelle. Les commissions n’acceptaient pas qu’une personne séropositive puisse avoir des rapports sexuels sans préservatifs, elles ne comprenaient pas, malgré nos explications, le fait d’être indétectable, la PrEP ; elles considèrent le personnage de Jean-Christophe comme un assassin, qui, consciemment ou inconsciemment, voulait contaminer Vincent…dans leur tête, le film se passait dans les années 90, les années de 120 battements par minutes; mon propos était justement de le situer en 2017, en France, où on ne meurt plus du Sida.

J’avoue que j’ai cru que c’était perdu, c’était sans compter sur l’enthousiasme d’Anthony ! Il m’a mis en contact avec David Lambert, qui avait écrit et réalisé les formidables Hors les murs et Je suis à toi, pour donner un coup de fouet et de précision au scénario; puis il a remué ciel et terre pour trouver des partenaires, jusqu’à rencontrer David Hurst de Dublin Film. David a parfaitement compris le projet et les motivations des personnages, a uni ses forces à celles de TS, et ils ont trouvé le financement.

L’étape du casting était fondamentale, d’abord à Paris pour auditionner les deux rôles principaux avec des impros qui mêlaient tragique, humour et romantisme; je suis toujours admiratif du talent des acteurs, notamment en casting, ils arrivent, et, en deux secondes, je leur demande de se mettre dans la peau de quelqu’un qui apprend qu’il est séropositif…Pour les rôles secondaires, je voulais mélanger des acteurs et des vrais personnels médicaux; Anne-Lise Tomaszewski, la directrice de casting, a fait une super recherche dans les hôpitaux et cliniques, et m’a permis de rencontrer les excellentes Léa Mimoun, qui joue la médecin, et Alex Jacquinet, qui joue l’infirmière.

Un intense travail de répétition avec les acteurs, de préparation avec les techniciens, a permis un tournage serein et concentré. Le montage a été une étape complexe, il fallait trouver la ligne juste entre plusieurs films possibles, une comédie romantique, un drame de la contamination, un suspens hospitalier.

Avant le moteur

 

Fine équipe

 

Je veux faire du cinéma

 

Juste une mise au point

 

Léa Mimoun dans le combo

 

Machino perché

 

Matos de scriptos

 

Sur la plage abandonnée

 

Tendresse

 

Vrai producteur et vraie médecin

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